Food & Drink vs. À bon verre, bonne table (en français, svp)

Warning – In the following blog post, my two favourite subjects meet: wine and translation. Oh, and it’s in French. I encourage you to brush up on your French and give it a read, scroll through the pictures, and see how much you pick up on. And for those of you whose French is non-existent, I’ll put a short summary at the end. Bonne lecture!

Aujourd’hui, on essaie quelque chose de différent : comme vous pouvez le constater, j’écris ce billet de blogue en français. Certains d’entre vous le savez déjà, mais je suis traductrice. On me demande souvent pourquoi je n’écris pas en français, et c’est franchement parce que j’arrive à mettre mes idées à l’écran plus rapidement en anglais. Mais ce n’est pas une excuse, donc voici mon premier billet en français!

J’ai fait une découverte intéressante lors d’une visite récente à la LCBO. Je quittais le magasin quand j’ai vu que le dernier numéro du magazine À bon verre, bonne table était sorti. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s’agit d’une revue de la LCBO publiée 6 fois par année qui met en vedette des vins, des menus, des recettes, des idées-cadeaux et beaucoup plus, le tout lié à la saison en question.

La version anglaise (Food & Drink) et la version française étaient l’une à côté de l’autre. Normalement, je prends la version anglaise, mais quand je les ai vues ensemble, j’ai remarqué que la version française était considérablement plus mince que Food & Drink. Traductrice que je suis, j’ai saisi une copie de chaque, sachant que j’avais là un nouveau sujet d’intérêt pour le blogue!

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La version anglaise est beaucoup plus épaisse que la version française

En rentrant chez moi, j’ai fait une comparaison page par page. La première chose que j’ai remarqué : beaucoup moins de publicités dans la version française. Dès la première page, on voit la vedette : le vin! Et dans la version anglaise? Plusieurs pages de pub, pour President’s Choice et pour le centre commercial Yorkdale à Toronto. Voilà une autre tendance : la publication anglaise est très axée sur la réalité torontoise – on voit des publicités pour des magasins qui s’y trouve, et même certains articles sur des produits faits à Toronto, par exemple à la page 23, une poudre de cacao du chocolatier torontois Soma. Mais c’est normal – selon cette trousse des médias, presque la moitié des lecteurs de ce magazine habitent à Toronto.

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Bien évidemment, il y a des parties qui se ressemblent d’une version à l’autre. En fait, presque tous les articles, les revues, et les recettes sont pareils. Par contre, il y a un seul article dans À bon verre, bonne table qui ne figure pas dans Food & Drink. Fait intéressant : l’auteure de cette critique littéraire est traductrice!

 

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Le seul article qui est propre à la version française (à droite)

Autre divergence : on propose dans À bon verre des disques francophones.

 

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Les albums suggérés sont différents en anglais et en français.

Sinon, tout est le même. Même certaines publicités se répètent d’une version à l’autre, surtout celles de la LCBO ainsi que celles des entreprises qui font affaire avec des marchés francophones. Plus précisément, dans ce numéro français, on retrouve des publicités de Ciot, Colgate, Zonin Prosecco, les fromages Castello, Tre Stelle et Boursin, Revlon, Campo Viejo, Segura Viudas, la tequila Sauza et bien sûr, le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies (!).  Si je compte bien, il y a ONZE publicités dans la version française, contre beaucoup plus en anglais.

Alors pourquoi cette grande divergence en ce qui concerne le nombre de publicités? Est-ce que les annonceurs préfèrent faire des économies et placer une annonce en anglais seulement? Ou est-ce  parce qu’ils ne veulent pas faire traduire leurs annonces?

Pour essayer de répondre à ces questions, j’ai encore consulté la trousse des médias à ce sujet. Voici ce que j’ai appris.

Distribution

Version anglaise : 513 023 exemplaires

Version française : 23 013 exemplaires (distribués principalement dans la région d’Ottawa)

Donc, la distribution française représente environ 4,3 % de la distribution totale anglais/français. Cela dit, ce n’est pas loin de la proportion de francophones au sein de la population ontarienne (4,8 % selon les chiffres de l’Office des affaires francophones).

Et pour acheter une annonce dans Food & Drink, il faut prévoir environ 22 000 $. Pour placer une annonce dans À bon verre, ajoutez encore 10 % au coût.

De toute évidence, les annonceurs préfèrent promouvoir leur produit dans Food & Drink. Pour vous donner une idée de la quantité de publicités dans la version anglaise, comparons le nombre de pages.  La publication anglaise fait, en total, 256 pages. La version française? 176. Ce qui veut donc dire qu’en anglais, on a environ 80 pages de pub de plus qu’en français. Étonnant, non?

Conclusion

Du point de vue du lecteur, si on est bilingue, le choix entre la version anglaise et la version française, c’est très simple. Si on ne veut pas de publicités inutiles (surtout si on n’habite pas à Toronto), prenez donc À bon verre, bonne table. C’est beaucoup plus écologique, et à part quelques petites différences, vous aurez les mêmes belles photos, les mêmes excellentes recettes, les mêmes suggestions de vins, la même haute qualité d’impression, les mêmes articles principaux, et en plus, une qualité de traduction impeccable!

 

Courtesy translation

When it comes to the LCBO’s Food & Drink magazine, learn French and save trees.

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One thought on “Food & Drink vs. À bon verre, bonne table (en français, svp)

  1. C’est vraiment une idée intéressante et un bon article! Je ne connaissais pas du tout la revue, et je suis même surprise qu’il y ait une version française séparée. Il me semble que le modèle “bilingue”, comme dans le magazine de Air Canada ou il y a un article en anglais traduit en français, est plus courant. D’ailleurs, je crois qu’il contient certaines des meilleures traductions du pays, ce sont en général de bonnes adaptations (par de la traduction mot à mot) qui se lisent très bien.

    Intéressant aussi les données marketing. Au début, je me suis dit que c’était peut-être à cause de la fameuse “exception québécoise”, comme dans les concours, qui voudrait que certaines offres ne soient pas dispo dans la province francophone.

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